Michel Blay

  • Les "Principia" de Newton

    Michel Blay

    Parution : 6 Septembre 2017 - Entrée pnb : 9 Septembre 2017

    Isaac Newton fut sans conteste l'un des plus grands scientifiques de tous les temps. Son immense contribution à la science moderne tient en partie dans un ouvrage sans équivalent, un ouvrage qui bouleversa comme aucun doute notre vision du Monde : les Principia, Principes mathématique de la philosophie naturelle. La nouveauté de l'apport newtonien est considérable: en soumettant à la seule loi de la gravitation universelle les phénomènes terrestres et célestes, Newton a unifié la physique. Ce n'est pas tout. Par-delà ce travail conceptuel extrêmement novateur, le texte newtonien est aussi traversé par un souci d'organisation déductive qui conduit Newton tout à la fois à énoncer les principes qui gouvernent les développements théoriques et à mettre en place les mathématiques qui rendent possibles ces développements.
    L'oeuvre newtonienne est l'aboutissement des travaux du XVIIème siècle et le point de départ de ce que l'on appelle aujourd'hui la mécanique rationnelle. C'est ce double aspect que Michel Blay éclaire ici.

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  • Quand la recherche était une République ; la réorganisation du CNRS à la libération

    Michel Blay

    Parution : 16 Novembre 2011 - Entrée pnb : 7 Décembre 2015

    Le 20 août 1944, au lendemain de l'appel à l'insurrection lancé par le Comité parisien de libération, Frédéric Joliot-Curie est nommé par Henri Wallon à la tête du CNRS. Après les années de l'Occupation et du gouvernement de Vichy, une nouvelle politique de l'enseignement supérieur et de la recherche s'imposait. C'est cette nouvelle politique issue de la Libération, impulsée par le CNR (Conseil National de la Résistance) et menée de façon ouverte et pragmatique par Frédéric Joliot qui est présentée et documentée dans ce livre. Une nouvelle politique imaginée sous les auspices conjoints, la liberté étant retrouvée, de la démocratie et de la République. Un moment instructif qui, par la création d'une assemblée délibérante et d'un directoire exécutif, a permis le développement d'une recherche à la fois républicaine démocratique et efficace. Une leçon de l'histoire à méditer aujourd'hui. Michel Blay, philosophe et historien des sciences, est président du Comité pour l'histoire du CNRS.

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  • L'existence au risque de l'innovation

    Michel Blay

    Parution : 28 Août 2014 - Entrée pnb : 9 Janvier 2015

    Biologie de synthèse, nanotechnologies, liste sans fin de nouveaux gadgets électroniques, de nouveaux artefacts robotiques... La course permanente à l'innovation irresponsable impose au corps social de se soumettre aux développements de multiples nouveautés technologiques. Appauvrissement des ressources, accroissement de la pollution, surveillance toujours plus méticuleuse des États et des individus, solitude au travail, en sont le résultat. Surmonter ces problèmes exige de revenir sur l'idée de nature, en prenant conscience qu'il n'y a pas une nature en soi, à notre service, dans laquelle nous pourrions puiser sans fin, mais que l'idée que nous nous faisons d'elle s'est constituée progressivement depuis la fin du XVIe siècle. C'est cette fabrique de l'idée de nature à l'époque moderne et de ses conséquences qui fait l'objet de ce livre. Pourquoi avons-nous abandonné notre existence et notre responsabilité pour la fascination du détour technologique ? Résolument à contre-courant, l'auteur rend possible une critique et un dépassement de l'emprise " inéluctable " de l'innovation, de l'économie libérale utilitariste et de la technique sur notre avenir.

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  • Qu'est-ce donc que ce monde où l'homme semble sans repos, où les raisons d'être ne sont plus, à maints égards, que des raisons de vitesse ? Comment s'est-il substitué, jusqu'à l'effacer, à l'univers ancien où l'homme, assujetti aux règles divines et aux hiérarchies ontologiques, suivait son chemin sans imaginer prendre de vitesse le mouvement du monde ?
    Autrement dit, pourquoi et comment faire vite a-t-il pu devenir une fin en soi ? Devenus ce que nous sommes, nous imaginons volontiers que l'empire de la vitesse est sorti tout armé du seul progrès technologique, lui-même amené par le désir « naturel » d'échapper à la contrainte du temps subi ou perdu. Mais en réalité, le concept a précédé le rêve, la subtile raison scientifique a appelé cet aveuglant, exaltant et périlleux changement de monde, dont seul un retour sur le témoignage des artistes et des écrivains nous permet aujourd'hui de prendre la mesure. Le grand mérite de cet ouvrage est de montrer comment, s'agissant d'un trait majeur de notre civilisation, se sont articulés le scientifique et l'extra-scientifique. L'enquête, en soi passionnante, originale par la place qu'elle accorde à ce révélateur majeur qu'est l'évolution des conceptions esthétiques, contribue avec bonheur à nous placer dans la position épistémologique nécessaire pour affronter une autre tâche indispensable : appréhender le jeu contemporain de l'homme et du temps. 
    Michel BLAY, philosophe et historien des sciences, auteur de nombreux ouvrages sur l'émergence de la science classique, est directeur de recherches au CNRS. Il a été directeur de la recherche à l'E.N.S. de Saint Cloud / Lyon.

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  • Dieu, la nature et l'homme ; l'originalité de l'Occident

    Michel Blay

    Parution : 18 Septembre 2013 - Entrée pnb : 7 Décembre 2015

    Nous sommes confrontés à l'épuisement des ressources, à la pollution, aux défis des biotechnologies et autres nanotechnologies, mais aussi à la solitude, au travail dans l'oubli du sens des métiers et l'automatisation des actes.
    Ces questions peuvent apparaître indépendantes les unes des autres et relever de domaines différents comme la protection de la nature, le droit du travail, le management, etc. Bien au contraire elles doivent être abordées globalement : la thèse principale de cet ouvrage est de montrer que ces questions trouvent leur cohérence si on les rapporte à l'originalité de l'idée que l'on se fait de la nature dans le monde occidental.
    Une idée qui a rendu possible la science et la technique, mais au prix de l'abandon du monde de l'exister, de la présence des êtres et des choses, bien que ce monde fut inclus dans l'idée originelle occidentale de la nature.
    Un des objectifs de ce livre consiste à se réapproprier, sans nier la science, ce monde de l'exister, de notre exister et cela dans un geste de résistance pour ne pas mourir étouffé sous l'emprise à la fois technicienne et néolibérale du monde en gestation.

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  • En 1687 Isaac Newton a publié son plus important ouvrage : Philosophiae Naturalis Principia Mathematica. La nouveauté de l'apport newtonien est considérable : en soumettant à la seule loi de la gravitation universelle les phénomènes célestes et terrestres, Newton a unifié la physique. Les mêmes principes, les mêmes lois s'appliquent désormais à la terre comme au ciel. Le Cosmos hiérarchisé aristotélicien est définitivement détruit. Ce n'est pas tout. Par-delà ce travail conceptuel extrêmement novateur, le texte newtonien est aussi traversé par un souci d'organisation déductive qui conduit Newton, tout à la fois, à énoncer en pleine clarté les principes qui gouvernent les développements théoriques et à mettre en place les mathématiques qui rendent possibles ces développements. L'oeuvre newtonienne est l'aboutissement des travaux du XVIIe siècle et le point de départ de ce que l'on appelle aujourd'hui la mécanique rationnelle. C'est ce double aspect que cette étude vise à éclairer en analysant à la fois en quoi Newton renouvelle le travail des contemporains et en quoi aussi son ouvrage n'est, par certains aspects, qu'un écrit de la fin du XVIIe siècle.

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  • Le 10 juillet 1940 à Vichy un vote des parlementaires met fi n à une large majorité à la Troisième République. 
    Le CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique), imaginé par Jean Perrin et Jean Zay, finalement créé en octobre 1939, se trouve immédiatement confronté à la nouvelle politique de l'État français. Ses deux premiers directeurs Henri Laugier (section des sciences pures) et Henri Longchambon (section des sciences appliquées) sont démis de leurs fonctions. Ils sont remplacés par Charles Jacob. Ce dernier restera seul à la tête du CNRS jusqu'à la nomination de Frédéric Joliot-Curie, le 20 août 1944, à la Libération. 
    Charles Jacob prend en main le CNRS et impulse une nouvelle organisation profondément antidémocratique. Une organisation marquée à la fois par l'empreinte idéologique propre aux années 1930 de l'image du Chef et par celle en gestation du technocrate.
    C'est cette politique organisatrice du CNRS sous-tendue par la figure en mutation du Chef en technocrate qui est présentée et documentée dans ce livre. 
    Avec Charles Jacob, le CNRS a survécu à la tourmente, mais en 1944/1945, la démocratie de la recherche était à reconstruire. Comme elle l'est toujours, aujourd'hui encore, car il ne peut y avoir de recherche sans liberté ni démocratie. Une leçon à méditer pour tous les apprentis technocrates. 
    Michel Blay, philosophe et historien des sciences, est président du Comité pour l'histoire du CNRS.

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  • Les clôtures de la modernité

    Michel Blay

    Parution : 24 Octobre 2007 - Entrée pnb : 7 Décembre 2015

    Voici une essai philosophique pour repenser les débats contemporains de notre monde - en particulier les rapports science, technique, liberté, sous la plume d'un épistémologue et historien des sciences de premier rang, auteur d'une oeuvre très personnelle qui convoque philosophie, science et esthétique. Michel Blay montre que la « modernité » comme émancipation de l'homme pensée et impulsée depuis la Renaissance, est restée bloquée. À travers un travail de synthèse sur une large période historique (XVII-XXe siècles), il analyse les raisons de ce blocage, décortique les points de résistance, puis s'efforce d'ouvrir l'avenir.

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  • Dialogue sur l'histoire, la religion et les sciences

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    Parution : 14 Novembre 2019 - Entrée pnb : 14 Novembre 2019

    Faut-il considérer que le rationnel est du côté de la science, et l'irrationnel du côté de la religion ? Et que la première a détrôné la seconde ? Rien n'est moins sûr : elles n'ont pas les mêmes objets.

    On emploie le mot " science " comme s'il avait eu le même sens de toute éternité, comme s'il signifiait la même chose pour Aristote, Copernic, Galilée ou Stephen Hawking. Or ce mot ne désigne pas la même réalité pour les Anciens, les Médiévaux et nos contemporains. La science se construit historiquement, dans le temps et avec son époque. Tout comme la religion, la science est une forme de pensée qui détient une vérité, certes, mais une vérité qui n'est pas intangible. Par ailleurs, la " science ", dans sa genèse, a été profondément influencée par une certaine théologie, laquelle s'est elle aussi présentée comme une démarche rationnelle, en interaction permanente avec son environnement intellectuel.

    D'une époque à l'autre, c'est à une étude des croisements et des enjeux entre science et théologie que cet ouvrage nous invite.

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